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Afin de ne pas gratter son pare-brise le matin, il laisse sa voiture tourner toute la nuit.

Complétement givré ou fin génie ?
21 janvier 2025 par
Afin de ne pas gratter son pare-brise le matin, il laisse sa voiture tourner toute la nuit.
France Infox

Bourguignac-sur-Glace, petit village connu pour ses hivers glacials, vient d’être le théâtre d’une innovation digne des plus grands esprits… ou presque. Jean-Michel Lapin, 48 ans, électricien de profession et procrastinateur de passion, a trouvé une solution radicale pour ne plus avoir à gratter son pare-brise gelé le matin : laisser sa voiture tourner toute la nuit.

"Ça me coûtait trop d’énergie, mentalement et physiquement, de gratter chaque matin," explique Jean-Michel en tapotant le capot encore tiède de sa Renault Mégane, moteur ronronnant. "Alors je me suis dit, pourquoi ne pas laisser la voiture tourner ? Si elle est chaude, la glace ne peut pas se former, non ?"

Un génie… ou un désastre écologique ?

Ce plan, digne d’un Nobel de la paresse, n’a pas manqué de diviser les habitants de Bourguignac. D’un côté, certains saluent l’ingéniosité de Jean-Michel. "Moi, je dis bravo ! Il faut savoir s’adapter à son environnement," affirme Roger, le boulanger du village. "Et puis, c’est bien pratique : en rentrant à 3 heures du matin pour faire mon pain, je vois clair grâce à ses phares !"

De l’autre côté, les écologistes locaux crient au scandale. "C’est une hérésie ! Une nuit entière de voiture qui tourne, c’est une empreinte carbone équivalente à un aller-retour Bourguignac-Tahiti," s’insurge Martine Végérosier, présidente du collectif Stop aux Moteurs à Vide.

Les conséquences imprévues

Le maire, M. André Déneige, a dû intervenir après plusieurs plaintes liées à la pollution sonore. "C’est vrai qu’entendre un moteur diesel vrombir toute la nuit, c’est pas très romantique," admet-il. Mais ce n’est pas tout : des voisins ont aussi signalé des comportements étranges parmi la faune locale. "Je suis tombée nez à nez avec trois hérissons en train de faire du camping près de l’échappement !" raconte Josiane, une voisine.

De plus, les experts préviennent que cette technique pourrait coûter cher. Selon une estimation rapide, Jean-Michel dépense environ 45 € de carburant par nuit, soit près de 1 350 € par mois. "C’est un investissement," rétorque-t-il fièrement. "Au moins, je gagne 10 minutes de sommeil. C’est ça, la vraie richesse."

La communauté s’adapte

Face à la popularité grandissante de cette idée, d’autres habitants ont commencé à l’imiter. Le garage du coin propose désormais un service spécial baptisé "Turbo Nuit", qui inclut un plein de carburant et un contrôle moteur. "C’est l’avenir : des voitures toujours prêtes à partir," déclare le garagiste, tout sourire.

Certains, toutefois, ont opté pour des solutions plus écoresponsables. Une habitante, Sophie, a inventé la couverture pare-brise chauffante solaire. Malheureusement, son prototype a fini par fondre sous une averse.

Jean-Michel persiste et signe

Malgré les critiques, Jean-Michel ne compte pas changer ses habitudes. "De toute façon, ma femme m’a dit que si je continue à arriver en retard à cause du givre, elle me met à la porte. Alors, je préfère chauffer la voiture que refroidir mon mariage," conclut-il avec philosophie.

Et si on le lui reproche, il a déjà sa défense toute prête : "Moi, au moins, je lutte contre le réchauffement de mon pare-brise."

Afin de ne pas gratter son pare-brise le matin, il laisse sa voiture tourner toute la nuit.
France Infox 21 janvier 2025
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